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L'avenir des MAM en discussion samedi 7 mars à l'initiative de l'Ufnafaam

L’avenir des MAM en discussion samedi 7 mars à l’initiative de l’Ufnafaam
La rencontre professionnelle à l’initiative de l’Ufnafaam a attiré 170 participants à Nanterre, dont une grande partie d’assistantes maternelles, venus échanger sur l’avenir des Maisons d’assistantes maternelles (MAM).
Question sensible abordée lors de la table ronde : « les MAM pourraient-elles, devraient-elles devenir des microcrèches ? »
C’est l’un des chevaux de bataille des opposants aux MAM depuis leur création : considérant qu’il s’agit de structures car elles peuvent réunir simultanément sous le même toit jusqu’à 4 professionnelles et 16 enfants âgés de moins de trois ans, certains syndicats et associations d’un côté, lobbys des crèches privées de l’autre considèrent que les MAM doivent être soumises aux mêmes règles et normes que les micro-crèches.
Hybride mais individuel
Un sujet clivant qui fait craindre aux assistantes maternelles de perdre en souplesse et en liberté – bien qu’ouvrir une MAM reste un parcours du combattant, très contrôlé par les services de Protection maternelle et infantile (Pmi) -, et finalement de perdre un outil et un projet de travail qui ne cesse de se développer.
« Il y a eu débat pour essayer de déterminer s’il s’agit d’un accueil collectif ou d’un accueil individuel, la chercheuse Catherine Bouve indiquant qu’il s’agit pour elle d’un accueil « hybride » », indique Sandra Onyszko, porte-parole de l’Ufnafaam.
Elisabeth Laithier, présidente du Comité de filière petite enfance (CFPE) et future ambassadrice du Service public de la petite enfance (SPPE), a de son côté salué sur LinkedIn une table ronde « passionnante » et indiqué, mettant fin au débat : « les MAM font partie de l’accueil individuel sans hésitation ».
Parole des professionnelles
Autre thème qui a occasionné de nombreux échanges : la délégation d’accueil.
« Sur ce sujet, le nouveau guide n’apporte pas de précision, alors qu’il soulève de nombreuses questions et sur le terrain certains services de Pmi posent des limites parfois très restrictives » poursuit-elle.
« Ces rencontres ne sont pas des débats politiques, cela permet de laisser les professionnelles s’exprimer dans un espace où elles sont à l’aise, de poser des questions très intéressantes qui permettent de nourrir les réflexions et les futurs textes règlementaires » conclut Sandra Onyszko.