Les actualités des Assistants Maternels de l'Aveyron et du Lot
Gel de la formation: 5 organisations dénoncent "une atteinte grave aux droits des salariés"

Comme le révélait L’assmat ce lundi, la formation professionnelle des assistantes maternelles est bel et bien gelée depuis le 1er janvier 2026. Les raisons ? Une histoire de retard pris dans le nouveau marché public, de conventions non signées entre l’Association paritaire (Apni) et l’Université du domicile, ces acteurs se renvoyant la balle et se révélant incapables de communiquer avec clarté et transparence.
Stupeur et chaos
En conséquence, comme d’habitude, c’est avec stupeur que les assistantes maternelles ont commencé l’année 2026, se voyant notifier la suspension de leur session de formation pour celles qui étaient inscrites.
« Cette annonce de dernière minute plonge une nouvelle fois l’ensemble de la branche dans le chaos » dénoncent aujourd’hui l’Acepp, le Collectif SPE, la Fneje, le Snppe et l’Ufnafaam* dans un communiqué. Les cinq organisations y voient une « entrave inadmissible » au droit fondamental à la formation des assistantes maternelles et employés du domicile, qui s’en voient privés « au gré des dysfonctionnements institutionnels ».
Conséquences en chaîne
Elles listent les conséquences « désastreuses » pour l’ensemble des acteurs : l’impossibilité de suivre des formations « indispensables au maintien de leur agrément » pour les assistantes maternelles, « des semaines de travail anéanties » pour les animatrices et responsables de Relais petite enfance, un coup dur pour les organismes de formation fragilisés, et une « incompréhension totale » pour les particuliers employeurs, « en droit de se demander à quoi servent leurs cotisations ».
Saisine de l’État
Alors que la branche des salariés du particulier employeur se révèle « incapable de garantir un fonctionnement stable de la formation professionnelle », les organisations demandent un retour à la normale « immédiat », une prise en charge des frais engagés par les organismes de formation et la saisine du ministère du Travail pour qu’il exerce sa tutelle sur la branche.
« Il est temps que l'État assume ses responsabilités. La formation professionnelle n'est pas une variable d'ajustement des conflits paritaires » indiquent les signataires.
* L’association des collectifs enfants parents professionnels, le collectif SPE (Salariés Particulier Employeur), la Fédération nationale des éducateurs de jeunes enfants (Fneje), le Syndicat national des professionnels de la petite enfance (SNPPE), l’Union fédérative nationale des associations de familles d’accueil et assistants maternels (Ufnafaam).
